Aide à la définition de : politique et stratégie ; structure ; lois, réglementations et
normes.
Renforcement des capacités de toutes les parties prenantes concernées en matière
d’évaluation, de gestion et de communication des risques.
Support aux systèmes de formation et d’éducation permettant le renforcement de
connaissances et savoir-faire scientifiques, techniques et managériales des parties
prenantes d’un système de sécurité sanitaire des aliments.
Facilitation d’une concertation permettant une participation et un engagement
effectif des parties prenantes dans l’établissement et la réalisation d’une politique
de sécurité sanitaire des aliments, basée sur l’analyse des risques.
Réalisations en 2013
A ce jour, le Programme EDES a fourni des services
d’assistance technique dans 33 pays.
Des actions d’appui ont été menées dans 11 pays (Gabon,
Comores, Congo Brazzaville, Botswana, Lesotho, Namibie,
Seychelles, Swaziland, Zimbabwe, Nigéria et Togo
(à travers ICCO pour les deux derniers)).
Le protocole d’entente national et l’identification
des activités principales est établi dans 18 pays et 31
filières. Il s’agit des pays et des filières suivantes : Kenya
(Haricots Verts et Pois Mangetout, Fruits de la Passion,
Poisson), Cameroun (Café, Ananas), Sénégal (Poisson,
Mangue), République dominicaine (Légumes orientaux),
Burkina Faso (Mangue), Ghana (Cacao), Gambie
(Poisson), Guinée-Bissau (Poisson), Ile Maurice (Poulet,
Miel, Ananas), Ouganda (Poisson, Café), Côte d’Ivoire
(Mangue, Cacao, Poisson, distribution produits vivriers
sur les marchés), Papouasie Nouvelle Guinée (Poisson),
Mauritanie (Poisson), Ethiopie (Tomate), Mali (Mangue),
Fidji (Poisson), Zambie (Miel) et Madagascar (Miel, cacao
et pêche artisanale). Parmi ces protocoles, 13 ont effectivement
été signés, d’autres étant en attente de signature
par les pays concernés.
Les protocoles d’entente à signer avec 5 autres autorités
ou pays (Vanuatu (Poisson), Tanzanie (Viande), Jamaïque
(F&L, Poisson), région Pacifique (Secrétariat de la Communauté
du Pacifique) (Poisson) et Suriname (F&L, Poisson,
Porc) sont en phase de validation par les autorités
compétentes afin de pouvoir concrétiser leur signature.
Cependant, des activités ont déjà été mises en oeuvre de
manière récurrente dans 4 de ces pays de façon à ne pas
retarder l’intervention du Programme.
D’autres demandes éligibles précédentes (4 pays : Guinée
Conakry, Mozambique, Cap Vert et Sierra Leone) ont été
traitées. A ce jour, des discussions sont en cours pour
fournir l’assistance requise.
Sous peu, de nouveaux pays pourraient donc bénéficier à
leur tour des interventions du Programme EDES.
22 organisations bénéficiaires des activités
du Programme ont été dénombrées dans les
pays. Parmi celles-ci, 86 ont signé un MoA (plan d’action
spécifique) qui est en cours de mise en oeuvre.
Par ailleurs, d’autres memoranda (166) ont été signés
avec des experts ACP pour le renforcement de leurs
capacités individuelles, notamment par des formations
dispensées par le Programme. Ces consultants
constituent et pourront constituer un vivier d’experts
favorisant la pérennité des activités d’EDES.
Parmi les actions menées en 2013 :
Des actions d’information ont été menées au travers
d’ateliers de sensibilisation. Depuis le début du Programme,
plus de 2650 personnes incluant toutes les
catégories de parties prenantes ont été sensibilisées :
autorités politiques, autorités compétentes, services
publics, organisations professionnelles, laboratoires
d’analyse, associations de consommateurs, universités.
Le développement de systèmes d’autocontrôle est mis
en oeuvre dans 13 pays : Fruit de la passion, Haricots Vert
et Mangetout (Kenya), Poisson (Kenya, Sénégal, Côte
d’Ivoire, Mauritanie, Tanzanie, Papouasie, Ouganda), Café
(Cameroun et Ouganda), Cacao (Côte d’Ivoire, Ghana, Cameroun),
Mangue (Côte d’Ivoire, Sénégal, Burkina, Mali),
Volaille, Ananas et Miel (Maurice), Tomate (Ethiopie),
Piments (Ouganda) et Litchi (Madagascar). Dans ce cadre,
plus de 4500 personnes ont suivi des formations sur la
sécurité sanitaire des aliments.
Dans 15 pays, l’élaboration ou la mise à jour de Guides
Sectoriels d’Autocontrôle (pour les filières des Fruits et
Légumes, Poisson, Volaille, Cacao et Café) s’effectuent
avec le support d’EDES.
Guides Sectoriels d’Autocontrôle - Sénégal
Le guide d’autocontrôle Pêche a été validé par le Comité
de pilotage le 8 mai 2013 , dont un expert de l’ANSES, et
une attestation du Président (directeur de la DITP) en fait
foi.
Ce guide a été relu sur la forme et a été lancé officiellement
en juillet 2013 par le Ministre de la Pêche.
Le GAIPES et l’UPAMES ont signé le MoA avec EDES en
tant qu’organisations représentatives du secteur privé.
Le guide d’autocontrôle Mangue est finalisé.
Il a été relu pour la partie scientifique par un expert du
CIRAD et par un expert sénégalais.
Il a été demandé au PIP une relecture
pour que son contenu corresponde à
ce qui est attendu de la part de ce
Programme.

Kenya – Secteur Pêche et Aquaculture
Assistance Technique à la révision et actualisation des
procédures d’inspection.
Le renforcement de la capacité technique des services de
contrôle officiel à préparer et/ou à actualiser les procédures
de contrôle (également inclues dans les recommandations
FVO) constitue l’objectif principal. Les procédures
mises en place ont pris en compte le type d’activité et
de site (inspections réalisées au bord du Lac Victoria),
dans des unités de production d’aquaculture, pour ce qui
concerne la pêche en mer, les sites de débarquement, les
embarcations, les établissements à terre, les importations
et les lieux de marché.
L’intervention des experts de l’ANSES dans le cadre
d’EDES a permis d’élaborer une méthodologie
intégrée visant à l’introduction de dispositifs
d’évaluation du risque au sein des dispositifs de
sécurité sanitaire des aliments dans les pays ACP.
Cette méthodologie combine rencontres politiques,
séminaires, ateliers, travaux au niveau national,
formations et assistance technique. Les étapes de la
méthodologie sont les suivantes :
1. Sensibilisation des autorités à l’évaluation du risque.
2. Accord des autorités (sur développement de dispositifs
d’évaluation du risque).
3. Séminaire national : introduction à l’analyse du
risque et structuration d’un dispositif d’évaluation
du risque.
4. Désignation cellule de coordination des activités
d’évaluation du risque.
5. Aspects organisationnels et documentation liée.
6. Manifestation d’intérêt des évaluateurs du risque
potentiels.
7. Mise en place du comité de sélection national.
8. Sélection d’experts pour le premier comité d’experts
spécialisé national.
9. Formation (Package 4 + appréciation de l’exposition
+ caractérisation du risque).
10. Assistance technique dans la conduite des activités
d’évaluation du risque.
Mise en oeuvre dans les pays suivants : Cameroun,
Sénégal, Côte d’Ivoire et Burkina Faso. Les comités
d’experts scientifiques et les comités de pilotage sont
en place dans ces 4 pays et la documentation sur le
système de gestion de la qualité a été rassemblée. Le
Kenya a également déjà formé un Groupe Technique
de Travail sur ce sujet.
Dans 15 pays, le renforcement des systèmes de gestion
des risques basés sur l’analyse des risques est défini
comme une priorité par les Autorités de tutelle et des
actions ont été planifiées pour atteindre l’objectif fixé.
Dans 17 pays,des accords spécifiques sont pris pour
le renforcement des systèmes de contrôles officiels,
notamment en ce qui concerne les plans résidus. Les préconisations
de l’Office Alimentaire et Vétérinaire (OAV)
sont systématiquement intégrées dans les plans d’action
développés, lorsqu’elles concernent les mêmes filières.
« Programme National de Contrôle des Exportations »
Les formations suivantes ont été et continuent à être
dispensées avec succès dans les pays bénéficiaires :
Gouvernance des Systèmes de Sécurité Sanitaire des
Aliments ; Renforcement des Systèmes de Sécurité Sanitaire
des Aliments ; Organisation des contrôles officiels ;
Organisation et méthodologie de l’évaluation du risque
sanitaire ; Réalisation des contrôles officiels ; Management
des laboratoires ; Organisation et accréditation des
laboratoires ; Systèmes de management de la sécurité
sanitaire en entreprise ; Communication sur les risques.
Globalement, depuis le début du Programme,
5707 bénéficiaires (secteurs publics et privés, laboratoires
compris) ont participé aux activités de formation.
Kenya – Plan d’échantillonnage basé sur le
risque pour détection de résidus en vue de la
promotion des exportations de haricots verts
Une mission spécifique d’assistance technique a
été organisée en mai 2013. Ses objectifs étaient les
suivants :
• assister les autorités compétentes à prioriser
des matrices pesticide-produit à inclure dans le
Programme de Résidus de Pesticides en faisant
le meilleur usage de l’information disponible et
en prenant en compte les exigences de la sécurité
alimentaire et les dispositions réglementaires ;
• être capable de contrôler les niveaux de résidus
de pesticides et d’autres produits chimiques
agricoles des haricots verts pour s’assurer qu’ils
sont inférieurs aux limites maximum de résidus
admises par l’UE et d’autres marchés à l’exportation;
• proposer pour acceptation un plan d’échantillonnage
pour les produits exportés en ligne avec
l’UE et d’autres exigences des marchés d’exportation;
• à jeter les bases d’un système d’alerte rapide
pour aliments à destination des humains et des
animaux (RASFF) au Kenya destiné à informer les
parties prenantes de l’industrie sur la situation
des produits nationaux sur le marché pour ce qui
concerne les résidus de pesticides.
Les recommandations de cette mission ont permis
de préciser les étapes de la mise en route du futur
Les activités de formation et
d’assistance technique d’EDES
s’appuient sur des compétences locales
• Les activités de formation et d’assistance technique
d’EDES s’appuient sur des compétences locales, de
consultants ACP et d’organismes d’appui. Depuis le début
du Programme, 452 experts ACP ont suivi une formation
: formation de formateurs, formation ISO17020,
formation GSAC et formation Analyse d’un Système de
Sécurité Sanitaire des Aliments.
• 166 memoranda de formation ont été signés avec des
experts ACP pour le renforcement de leurs capacités
individuelles, notamment par des formations dispensées
par le Programme. Ces personnes constituent et
pourront constituer un vivier d’experts favorisant la
pérennité des activités d’EDES.
• 9 Guides d’Animations pédagogiques relatifs à chacun
des Packages thématiques destinés aux formateurs
ACP ont été réalisés en français et en anglais.
• 2 Guides du Formateur et des boîtes à outils pour les
secteurs du Cacao et du Café à utiliser lors d’« ateliers
de formation sur le terrain » ont été testés et complétés
et les travaux préparatoires pour la formation des artisans
pêcheurs et des pêcheurs industriels ont débuté.
• Le staff de 9 associations de petits producteurs, dans
quatre pays, a été formé à l’animation de séquences de
vulgarisations, filières Cacao (Ghana, Cameroun et Côte
d’Ivoire) et Fruits/Légumes (République dominicaine,
Burkina Faso), Poisson (Sénégal).
• Un Guide d’animation pédagogique (français, anglais)
sur le Cacao a été finalisé. La formation des formateurs
pour la vulgarisation auprès des petits producteurs
prévue en 2014 pourra ainsi s’appuyer sur ces nouveaux
outils ; la rédaction du Guide d’animation pédagogique
sur le Café est achevée et une phase de test de terrain
est programmée. L’élaboration des animations pédagogiques
sur la Pêche est en cours.
• Par ailleurs, le Programme EDES est intervenu dans
le secteur des Fruits et Légumes en synergie avec le
Programme PIP, en centrant son intervention sur les
intervenants publics et les activités de transformation.
• Dans le cadre des relations établies par le Programme,
des collaborations sont établies notamment avec : les
Délégations de l’Union européenne ; International Cocoa
Organization (ICCO) ; Standard & Trade Development
Facility (STDF) ; des programmes nationaux de la Banque
Mondiale ; la FAO ; l’OAV ; l’ONUDI, l’OIE, AU-IBAR, l’OMS,
COI (Commission de l’Océan Indien), l’IICA (Institut interaméricain
de Coopération pour l’Agriculture) ou encore
Better Training for Safer Food (BTSF) (en anglais).
O R I E N T A T I O N S 2014
(PROGRAMME EDES)
Signature des protocoles d’entente (MOU) et
des Plans d’actions spécifiques (MOA) encore en
suspens
Accélération du rythme d’exécution afin de terminer
toutes les activités planifiées et/ou en cours
d’exécution et de finaliser les engagements
Dynamisation de la collaboration avec les
partenaires du consortium pour augmenter leur
implication dans la mise en oeuvre du projet
Priorité donnée à trois secteurs stratégiques :
laboratoires, évaluation du risque, contrôles officiels
UNE COLLABORATION EN
RECHERCHE AGRICOLE AU
SERVICE DU DÉVELOPPEMENT
• Mobilisation des chercheurs et non chercheurs en
Europe pour une collaboration en Recherche agricole
pour le Développement.
• La Déléguée Générale du COLEACP a poursuivi ses
activités en tant que présidente d’EFARD (European
Forum for Agricultural Research for Development) :
rencontre du président du Comité pour l’Agriculture
du Parlement Européen, du représentant de l’organisation
européenne des agriculteurs (COPA-COGECA)
(Comité des organisations professionnelles
agricoles - Confédération Générale des Coopératives
Agricoles de l’Union européenne) afin de promouvoir
à travers dans le cadre d’une Plateforme multi-acteurs
de type PAEPARD l’orientation des fonds de la
Recherche vers le développement des résultats de
la recherché au profit de l’agriculture dans le cadre
du Progamme Horizon 2020 de l’UE. La Déléguée
Générale arrivant en fin de mandat, la présidence
a été confiée à l’Université de Wageningen, lors de
réunion du Comité de pilotage.
• Participation en janvier à l’atelier régional du PGU
PROPAC à Brazzaville sur le thème de la problématique
du maraîchage périurbain en Afrique Centrale
avec trois sous-thématiques (la gestion de l’eau,
le foncier, la fertilisation des sols). Cette participation
a permis à l’Organisation Professionnelle des
producteurs de République Démocratique du Congo
(CNOP RDC/Concertation nationale des organisations
paysannes et producteurs agricoles) de
bénéficier d’un appui technique par le COLEACP au
cours de l’année.
PAEPARD
(Plateforme pour des
Partenariats Afrique-Europe
en Recherche Agricole pour le
Développement)
En 2013, dernière année du programme, le
COLEACP a poursuivi la mise en place du
processus en 6 étapes (Processus Guidé par les
Utilisateurs – PGU). Trois étapes avaient été
réalisées à fin 2012 et en 2013, le COLEACP a mis
en oeuvre deux autres étapes : l’Atelier Régional
pour définir des propositions de recherches et
la réalisation des notes conceptuelles autour de
sous-thématiques.
Dans cette quatrième année du programme, les
activités se sont centrées sur la mobilisation des
acteurs européens et le processus de formation
de partenariats.
Partenariats
Mobilisation de partenaires UE (ADG : ONG belge, Food
biobased Research Institute de Wageningen University
Research Institute : institut de recherche néerlandais)
dans le cadre du PGU COLEACP.
Partenariats pour l’innovation et la Recherche
pour le Développement entre l’Afrique et l’Europe
Atelier Régional de Dakar
Supervision des études documentaires complémentaires
menées en Europe par Food Biobased Research Institute
du WUR (Pays-Bas) (état de la recherche européenne sur
l’utilisation de la mangue en cosmétique, alimentation
animale, énergie/compost) et au Burkina Faso (ACFED)
sur la faisabilité économique de projets de transformation
de la mangue dans ses sous-thématiques (janvier à
mars)
Supervision et coordination du travail de préparation de
l’atelier régional de Dakar (janvier à mars) avec les Facilitateurs
d’Innovation Agricoles (BNA et Sak Saveurs)
Organisation et coordination de l’Atelier Régional de Dakar
(50 participants) : validation des études documents,
définition des résultats de la recherche et des sous-thématiques
Mise en place du Comité de montage des propositions de
recherche.
Notes conceptuelles :
Coordination et supervision de la réalisation de deux
notes conceptuelles dans le cadre de groupes de travail
pilotés par BNA et Cabinet Sak Saveurs.
Autres activités
Atelier parallèle du PAEPARD à la Semaine de la Science
du FARA en juillet : promotion du PGU COLEACP auprès
d’institutions internationales, instituts de recherches,
bailleurs de fonds et opérateurs privés.
Atelier de Capitalisation des FIA (facilitateurs d’Innovation
Agricoles) à Entebbe (Septembre) : produire des
recommandations pour l’atelier de Capitalisation du
PAEPARD 2 de Nairobi (novembre).
Atelier de Capitalisation de Nairobi et au Comité de Gestion
du PAEPARD 2 pour la préparation des activités et
budget du programme étendu (novembre).
Comité de Gestion du PAEPARD à Tervuren (février 2013).
Suivi des activités de contrôle de l’année 4 et de la mise en
place du PAEPARD 2 étendu (décembre 2013 à avril 2014)
.
Activités PAEPARD pour 2014
Soumission des notes conceptuelles au fonds incitatifs
par les trois consortia.
Organisation d’un atelier de démarrage (août/septembre
en Côte d’Ivoire).
Activités de soutien des consortia des PGU et Call et 1
et 2 : Identification d’appels à financement de propositions
de recherche par des bailleurs de fonds (nationaux,
internationaux) ; identification et mobilisation d’autres
partenaires.