Le COLEACP a défini un « Sustainability Support Programme » qui a pour objectif de soutenir les entreprises et les organisations qui décident volontairement de s’engager dans la voie du développement durable et inclusif. Ce programme d’appui technique et de formations devrait guider progressivement ses bénéficiaires dans le développement de leur responsabilité sociétale, jusqu’à souscrire aux engagements d’une charte éthique. Cette « Charte de durabilité » s’articule autour de 7 principes clés.
fermerL’entreprise ou l’organisation reste scrupuleusement dans la légalité. Elle ne se contente pas de respecter la loi nationale et les règlements spécifiques aux entreprises, mais lutte activement contre les abus, comme la corruption et les spoliations immobilières.
L’entreprise doit s’impliquer dans la communauté locale, être à son écoute, travailler pour son bien-être et, en cas de besoin, lui apporter son aide. Cet engagement citoyen doit se retrouver dans ses principes de gouvernance.
L’entreprise ou l’organisation doit construire avec ses clients, ses fournisseurs, ses partenaires, ses investisseurs et même ses concurrents des relations basées sur le respect et la transparence. Cela implique, entre autres, des délais de paiement raisonnables, un traitement systématique des plaintes, une information régulière, etc.
L’entreprise ou l’organisation doit assurer des conditions de travail décentes, tant pour ses travailleurs que pour les petits producteurs qui travaillent pour elle. Cela passe par le respect des règlementations de l’Organisation internationale du travail (OIT), mais également par la mise en place d’un environnement de travail agréable et respectueux, par la mise à disposition de matériel et de formations adéquats et par l’établissement de contrats de collaboration détaillés.
L’entreprise ou l’organisation doit minimiser son impact sur les ressources naturelles, sur la biodiversité et sur les écosystèmes. Cela implique, entre autres, d’évaluer systématiquement cet impact (particulièrement pour la mise en valeur de nouvelles terres) et de faire les efforts nécessaires pour le réduire. Cela implique de soutenir les initiatives de conservation du milieu naturel et de respecter les zones protégées.
L’entreprise ou l’organisation garantit des produits sûrs, sains et de haute qualité. Elle respecte en cela les règlementations sur la sécurité des aliments et non alimentaire, l’hygiène, le commerce et les résidus de pesticides, mais veille également à satisfaire les exigences particulières des clients en ces matières (normes, certifications, etc.), à assurer une bonne traçabilité et à éviter les gaspillages et les pertes d’après-récolte.
L’entreprise ou l’organisation applique les meilleures pratiques agricoles, nourries par les connaissances agronomiques les plus actuelles. Cela signifie : faire des choix éclairés en matière de variétés et de techniques et s’assurer que ces lumières profitent aux petits producteurs ; utiliser les systèmes les plus appropriés et durables en matière d’énergie, de fertilisation et de protection des cultures ; assurer un usage sécurisé des substances dangereuses (pesticides et carburants) et éviter l’incinération, tant pour éliminer les déchets que pour défricher.
Le COLEACP a lancé en 2013 une
initiative intitulée PPP4PPP
« Partenariat Public-Privé pour
la Population, la Planète, le
Profit », qui a été relayée par
l’ensemble du secteur horticole
UE-ACP et a été signée par
environ 350 représentants
des institutions publiques,
d’organisations internationales,
de petits producteurs, de PMEs, de
multinationales, d’universitaires,
et de la société civile. Alors que la
cérémonie de signature initiale a
eu lieu à Bruxelles en novembre
2013 lors des Journées européennes
du Développement, la Déclaration
a ensuite été reprise par les acteurs
régionaux et deux cérémonies de
signature ont eu lieu depuis lors à
Dakar (Sénégal) et Rome (Italie). Nous, représentants du secteur privé, et plus particulièrement du secteur agroalimentaire, réunis à l’occasion des Journées européennes du développement 2013, après avoir analysé les récentes déclarations et engagements pris dans le cadre du G8, de l’Organisation des nations unies (ONU), de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) et de l’Organisation mondiale du commerce (OMC),déclarons :
• réitérer nos engagements à soutenir les efforts de développement soutenus par la Commission européenne en vue de l’accomplissement des Objectifs du millénaire pour le développement (OMD) ;
• appuyer pleinement l’esprit et les objectifs des communications de la Commission européenne « Un programme pour le changement » (2011) et« Une vie décente pour tous» (2013);
• nous engager à étendre notre responsabilité sociale d’entreprise (RSE), en mettant à profit les capacités / les forces liées à notre activité principale, les chaînes de valeur et les partenariats innovants en vue d’atteindre les OMD, en particulier sur les points suivants :
- une croissance durable et inclusive, visant à éliminer la pauvreté, à protéger l’environnement et à donner un avenir aux jeunes ;
- le recours aux pratiques agricoles durables et aux nouvelles technologies à faibles émissions de carbone ;
la mise en place d’un cadre solide pour les objectifs de développement durable (ODD) dans lequel les partenariats public-privé (PPP) occupent une position centrale.
Nous nous engageons à:
• établir un dialogue actif, qui nous permettra d’instaurer la confiance et de définir ensemble des objectifs communs;
• développer des mécanismes pour faciliter les partenariats qui nous permettront de réaliser ces objectifs.
Avec la Commission européenne, les pays partenaires, les organisations non gouvernementales (ONG) et les organisations de développement, nous travaillerons à créer une plateforme structurée de partenariats, que nous lancerons formellement à l’occasion du 4ème Sommet Union européenne- Afrique, en avril 2014.
Nous mettrons nos forces respectives et nos initiatives de développement au profit de l’essor de ce partenariat.
Nous chercherons à obtenir des résultats concrets et mesurables en soutenant la croissance, la création d’emplois, l’agriculture, la sécurité alimentaire et la nutrition, l’adaptation au changement climatique et la santé.
Le COLEACP a participé à de multiples d’activités (forum, séminaire, conférence, etc) dans la cadre des projets. Il s’est aussi activement impliqué dans un certain nombre d’événements clé pour le secteur horticole (Fruit Logistica à Berlin) et pour les politiques publiques et les politiques de développement qui ont une incidence sur le fonctionnement du secteur (Journées européennes du Développement en octobre 2013).
Fin 2013 et début 2014, le COLEACP a été activement impliqué dans l’organisation du Europa Africa Business Forum (31 mars -1er avril 2014), qui s’est tenu en amont du Sommet Europe Afrique de Bruxelles (2-3 avril 2014). Le COLEACP a notamment co-organisé avec la DG Agriculture de la Commission européenne la session consacrée à l’agriculture ainsi qu’une table ronde sur l’innovation au service du développement agricole.
Le COLEACP a continué à promouvoir une collaboration institutionnelle étroite avec les représentants ACP (Secrétariat ACP, Ambassades) et, de manière plus générale, avec tous les acteurs publics et privés des pays ACP. Dans le même esprit, des partenariats, des initiatives et des mécanismes d’échanges ont été mis en place ou renforcés avec une quarantaine d’acteurs (secteur public, secteur privé, centres de recherches, programmes de coopération, organisations internationales).